Travailler dans les ruelles vertes : un poste unique au carrefour de l’environnement et du communautaire
Un rôle rare, exigeant, et franchement passionnant.
Le programme des ruelles vertes et sécurisées du Sud-Ouest, ce n’est pas simplement planter un arbre dans une ruelle : c’est transformer des milieux de vie ! Au cœur de ce programme se trouve un rôle clé, souvent méconnu : celui de l’animateur·rice communautaire des ruelles vertes. Un poste aussi varié qu’exigeant, qui touche à l’urbanisme, à l’environnement, à la mobilisation citoyenne et à la gestion de projet, parfois tout dans la même semaine. On t’emmène découvrir ce que ce rôle implique vraiment, et pourquoi il pourrait être fait pour toi.
Analyse et aménagement urbain
Sur le terrain, cela commence par une compréhension fine du territoire. Les ruelles sont au croisement de plusieurs enjeux urbains : îlots de chaleur, gestion des eaux de pluie, sécurité et manque d’espaces de rencontre. Il faut être capable d’analyser ces réalités, de concevoir des aménagements adaptés et de traduire les idées des citoyen·nes en projets concrets, cohérents et réalisables. Cela demande donc certaines bases en urbanisme et en aménagement territorial.
Expertise environnementale
À cela s’ajoute une dimension environnementale importante. Verdir une ruelle, c’est choisir des plantations adaptées à des conditions souvent difficiles : sols contraignants, faible ensoleillement, sel de déglaçage, etc. Des connaissances en horticulture permettent d’orienter les comités vers des aménagements durables, résilients et favorables à la biodiversité urbaine.
Mobilisation, communication et dimension humaine
Mais au cœur du programme, il y a surtout l’humain. La mobilisation citoyenne est essentielle : accompagner les résident·es, animer des rencontres, soutenir les initiatives locales et maintenir l’engagement dans le temps. Ce qu’on n’anticipe pas toujours, c’est que la réalité du terrain est parfois surprenante : mobiliser un voisinage autour d’un projet commun peut s’avérer plus exigeant que de planter les végétaux eux-mêmes. Les enjeux d’acceptabilité sociale sont réels et font partie intégrante du travail quotidien. Cela implique aussi de savoir naviguer dans des dynamiques complexes, de gérer des désaccords et de favoriser l’adhésion autour de projets collectifs.
La communication est donc un outil clé. Il faut savoir écouter, vulgariser, adapter son discours et mettre en valeur les projets auprès de différents publics : citoyen·nes, partenaires, arrondissements et institutions.
Gestion de projet et innovation
Et ça ne s’arrête pas là ! Lorsqu’il s’agit d’épauler les citoyen·nes, il est essentiel de maîtriser la gestion de projet : planification, suivi des échéanciers, coordination des comités, gestion des budgets, rédaction de subventions et production de bilans. Ce poste demande rigueur, organisation et autonomie.
Enfin, le programme évolue constamment. À la croisée de plusieurs politiques publiques, il nécessite une veille continue, une capacité d’innovation et une attention aux dernières recherches et réglementations. Cela passe par le développement de nouvelles collaborations avec des OBNL, des institutions universitaires ou des entreprises. Chaque année apporte son lot de nouvelles idées : récemment, par exemple, l’équipe a intégré une dimension artistique en proposant des ateliers de marquage au sol aux comités de ruelles, permettant de combiner appropriation citoyenne, sécurité et créativité.
Travailler dans l’équipe des ruelles vertes, c’est donc évoluer à l’intersection de nombreux domaines ! Cette diversité fait la richesse du programme, mais demande aussi une grande capacité d’adaptation.
On recrute !
Nous sommes à la recherche d’une personne motivée, prête à avoir un impact concret et visible dans les quartiers. Pas besoin de maîtriser toutes ces disciplines, ce qui compte avant tout, c’est l’ouverture d’esprit, la curiosité et l’envie d’apprendre en cours de route.
Pour mieux cerner cette polyvalence, nous demandons à chaque candidat·e de réaliser un petit croquis de sa ruelle idéale lors du processus de recrutement. Un exercice simple, mais révélateur de la créativité et de la vision de la personne.
Bon à savoir : ce poste est soutenu par une subvention salariale d’Emploi-Québec. Si tu crois que ton profil pourrait être admissible, rends-toi à ton Centre local d’emploi (CLE) pour en discuter. L’évaluation se fait au cas par cas, et ça vaut la peine de plaider ta cause.
Si tout cela t’inspire, consulte notre offre d’emploi et postule avant le 4 mai 2026 !

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